𝗖𝗼𝗻𝗮𝗸𝗿𝘆, 𝗹𝗲 1𝗲𝗿 𝗮𝘃𝗿𝗶𝗹 2025- La Guinée a célébré l’Aïd El-Fitr le dimanche 30 mars 2025, marquant la fin du mois de Ramadan. Le lendemain, lundi 31 mars, a été déclaré férié, chômé et payé sur l’ensemble du territoire national.
Ce mardi 1er avril, la reprise des activités était attendue, mais dans plusieurs établissements scolaires de la zone de Cosa, cette reprise a été perturbée par une absence massive d’élèves et d’enseignants.
𝗨𝗻 𝗱𝗲𝘀𝗲𝗿𝘁 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀𝗶𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗲𝘁𝗮𝗯𝗹𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀
Dans plusieurs écoles réputées de la zone, telles que le 𝗚𝗦 𝗦𝗮𝗳𝗶𝗮 𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲, le Groupe Scolaire « 𝗟𝗮 𝗚𝗿𝗮̂𝗰𝗲, le Groupe Scolaire « 𝗢𝘂𝗺𝗼𝘂 𝗗𝗶𝗮𝗯𝘆 et » 𝗟𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗲𝘀𝗽𝗼𝗶𝗿, les salles de classe sont restées quasiment vides.
Au Groupe Scolaire « Safia », tous les bureaux étaient fermés et aucune activité pédagogique n’était visible.
Dans l’enceinte du Groupe Scolaire « Oumou Diaby », seul un responsable était présent depuis 7 heures du matin, mais aucun élève ni enseignant ne s’était manifesté.
Au Groupe Scolaire « La Grâce », la situation était similaire. Seul le Directeur des études 𝗠𝗿 𝗦𝗼𝘂𝗹𝗲𝘆𝗺𝗮𝗻𝗲 𝗕𝗔𝗛 du secondaire était sur place. interrogé sur les raisons de cette absence massive, il a expliqué : « Aujourd’hui, c’est la reprise, mais malheureusement, la fête continue dans certains foyers. Ce matin, seuls dix élèves étaient présents, et quelques enseignants étaient venus. Mais, compte tenu du nombre réduit d’élèves (parfois un ou deux par classe), nous avons jugé nécessaire de reporter la reprise effective à demain matin. »
𝗠. 𝗠𝗮𝗺𝗮𝗱𝗼𝘂𝗻𝗼, enseignant dans le même établissement, a déclaré : « Après deux jours de fête, certains collègues et élèves ont peut-être eu du mal à se réorganiser. C’est dommage car nous avons un programme chargé. »

𝗣𝗮𝘂𝗹𝗶𝗻𝗲 𝗙𝗮𝘁𝗼𝘂𝗺𝗮, élève en 11ᵉ année au Groupe Scolaire « La Grâce », a partagé son incompréhension : « Nous pensions que l’école reprendrait normalement, mais en arrivant, nous avons constaté l’absence quasi-totale d’élèves et d’enseignants. Pourtant, personne n’a été informé d’un éventuel report. »
A « La Maison de l’Espoir », la situation était encore plus frappante : seule une salle de classe était occupée par deux candidats de TSM, en pleine révision. Lorsqu’interrogés sur leur présence, ils ont expliqué : « Nous sommes candidats et avons des objectifs clairs : obtenir d’excellents résultats. Nous pensons que l’absence des autres élèves est due à une mauvaise information. Beaucoup pensaient que le lundi serait le jour de l’Aïd et que le mardi serait férié. »
𝗗𝗲𝘀 𝗲́𝘁𝗮𝗯𝗹𝗶𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗲𝘅𝗲𝗺𝗽𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀
Malgré cette reprise timide, certaines écoles ont affiché une présence remarquable. C’est le cas du 𝗚𝗿𝗼𝘂𝗽𝗲 𝘀𝗰𝗼𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗦𝗔𝗗𝗜𝗔 𝗦𝗔𝗩𝗢𝗜𝗥, où élèves et enseignants étaient au rendez-vous. Le Directeur Général 𝗠.𝗔𝗹𝗽𝗵𝗮 𝗜𝘀𝘀𝘆𝗮𝗴𝗮 𝗗𝗜𝗔𝗟𝗟𝗢 s’est dit satisfait de la mobilisation.

Même constat au Groupe Scolaire « 𝗖𝗔𝗡𝗔𝗔𝗡 𝗗𝗘 𝗖𝗢𝗦𝗔 », spécialisé dans la formation des tout-petits. Les classes étaient bien remplies, et le Directeur Général a attribué cette régularité à une bonne organisation interne et un leadership efficace. Il a profité de l’occasion pour encourager les autres chefs d’établissements à renforcer la discipline et la communication.
𝗨𝗡𝗘 𝗥𝗘𝗣𝗥𝗜𝗦𝗘 𝗟𝗔𝗕𝗢𝗥𝗜𝗘𝗨𝗦𝗘 : 𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 ?
Les raisons de cette reprise difficile restent multiples. Certains évoquent une prolongation informelle des festivités, tandis que d’autres pointent un manque de coordination et d’information claires après les jours fériés.
Leçons et Perspectives
Cette situation met en lumière des défaillances dans la communication entre les établissements scolaires et les familles. Elle pose également la question de l’organisation du calendrier scolaire autour des fêtes religieuses, notamment dans un contexte où les jours fériés tendent à s’étendre de manière informelle.

Afin d’éviter de telles perturbations à l’avenir, il serait opportun de renforcer la communication au sein des écoles et d’instaurer des mécanismes clairs de reprise des cours après les fêtes. Une meilleure préparation en amont permettrait de garantir une continuité pédagogique efficace, sans impact sur le bon déroulement du programme scolaire.
Reportage réalisé par: 𝗡𝗶𝗰𝗼𝗹𝗮𝘀 𝗧𝗘𝗜𝗡𝗚𝗨𝗜𝗔𝗡𝗢



