À nos frères de lutte,
À Foniké, Bilo, Marouane,
À Aliou Bah, symbole de résistance pacifique,
Au peuple de Guinée,
Et à ceux qui prétendent gouverner en notre nom.
Depuis de longs mois, Foniké, Bilo et Marouane ont été arrachés à leurs familles, à leurs rêves et à leurs engagements.
Kidnappés pour leur courage, réduits au silence pour leur détermination à défendre la démocratie, ils sont aujourd’hui privés de liberté, mais jamais de notre mémoire.
Chaque jour, nous pensons à eux.
Chaque jour, nous portons leur combat.
Chaque jour, leur absence nourrit notre indignation, mais aussi notre espoir.
Même si nous ne savons pas où ils se trouvent, nous refusons de baisser les bras.
Car le combat pour lequel ils ont été enlevés reste vivant :
le combat pour la liberté, pour la dignité, pour une Guinée démocratique.
À Aliou Bah, injustement emprisonné pour avoir simplement exprimé ses convictions, nous adressons notre solidarité la plus profonde.
Ta parole est enfermée entre quatre murs, mais elle continue de résonner dans le cœur de tous ceux qui rêvent d’un pays juste.
Nous te souhaitons courage et lumière : la vérité finit toujours par triompher, même lorsqu’elle met du temps à s’imposer.
Aujourd’hui, il est impossible de se taire.
Le CNRD, qui se disait porteur de renouveau, s’est enfoncé dans la répression, la confiscation des libertés et la trahison de ses propres engagements.
On ne construit pas un avenir stable en faisant disparaître des citoyens, en emprisonnant des leaders, en étouffant la démocratie.
Aucune force, aucune menace, aucune intimidation ne pourra étouffer la vérité.
L’histoire a toujours rattrapé ceux qui ont cru pouvoir régner dans l’arbitraire.
Ceux qui se sont emparés de la liberté d’autrui devront répondre de leurs actes, tôt ou tard.
À vous, Foniké, Bilo, Marouane,
À toi, Aliou Bah,
Sachez que votre combat est le nôtre.
Vos voix résonnent dans chaque rue, dans chaque foyer, dans chaque cœur qui refuse la peur.
La Guinée se lèvera.
La démocratie reviendra.
Et ce jour-là, vos noms seront célébrés comme ceux qui ont tenu debout quand d’autres ont cédé.
Car chacun devra répondre de ses actes, tôt ou tard — ce n’est qu’une question de temps.

ND