Lors d’une audience avec l’Association pour la promotion des écoles privées de l’enseignement technique, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, a défini les nouvelles orientations pour le secteur. L’objectif est de garantir la crédibilité et la valeur des diplômes techniques à l’échelle nationale.

« Une tolérance zéro envers la fraude »

Le ministre a rappelé que toute tentative de fraude, notamment le transfert de candidats non habilités vers d’autres écoles pour la présentation aux examens, sera sévèrement sanctionnée. « Une école qui triche n’est plus dans l’éducation », a-t-il déclaré, précisant que les contrevenants s’exposent au retrait d’agrément et à des poursuites judiciaires.

 

« Modernisation et digitalisation »

La plateforme Parcours Pro sera renforcée et étendue à de nouvelles filières, tandis que la digitalisation complète des agréments sera mise en œuvre. Une feuille de route détaillée sur l’organisation des examens de sortie et l’implication du secteur privé doit être présentée avant la fin mars.

« Une vision systémique et qualitative »

Le ministre a souligné que l’objectif est de structurer un écosystème d’excellence, fondé sur la performance, la loyauté et l’exigence. La production de manuels adaptés, le renforcement des programmes et la formation conjointe des enseignants du public et du privé sont autant de mesures visant à consolider l’employabilité des jeunes Guinéens.

« Un enjeu humain »

Au-delà de la régulation, le ministre a mis l’accent sur l’importance de l’enseignement technique pour l’avenir des jeunes Guinéens. Il s’agit de leur offrir les outils nécessaires pour réussir dans un monde en constante évolution et de contribuer au développement du pays. L’œuvre humaine est au cœur de cette réforme, qui vise à préserver la valeur du diplôme de l’enseignement technique et à consolider durablement l’employabilité des jeunes.