Un dossier peu commun a été examiné ce mardi 31 mars 2026 au Tribunal de première instance de Kindia. Trois femmes, identifiées par les initiales MT, KN et GN, étaient poursuivies dans une affaire mêlant relations intimes conflictuelles et menaces.

Selon les faits présentés à l’audience, MT et KN entretenaient chacune une relation avec la même personne, GN, à l’origine de tensions persistantes entre les deux premières. Le différend a pris une tournure plus grave lorsque MT a accusé KN de l’avoir menacée par téléphone, avant que la situation ne dégénère en altercation physique.
À la suite de cette confrontation, MT a saisi la justice pour des faits de menace. Le tribunal a reconnu KN coupable sur ce volet et l’a condamnée à six mois d’emprisonnement avec sursis.

Parallèlement, le ministère public a engagé des poursuites pour des faits d’homosexualité impliquant les trois prévenues. À la barre, GN a reconnu avoir entretenu une relation intime avec MT, précisant que celle-ci remontait à l’année précédente et qu’elles vivaient ensemble. Elle a exprimé des regrets et assuré vouloir mettre fin à cette relation.
MT a également admis les faits, tout en déclarant ne pas avoir trouvé satisfaction dans cette relation, affirmant sa volonté de changer de comportement.

 

Dans ses réquisitions, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, a sollicité une peine de dix mois d’emprisonnement avec sursis contre chacune des prévenues, estimant nécessaire de leur offrir une possibilité de réinsertion.

Rendant sa décision, le président du tribunal, Ousmane Sylla, a rappelé les dispositions de l’article 274 du Code pénal relatives à l’homosexualité. Les trois femmes ont été reconnues coupables et condamnées chacune à huit mois d’emprisonnement avec sursis, assortis d’une amende de 500 000 francs guinéens.

A rappelé que, l’homosexualité est << Tout acte impudique ou contre nature commis avec un individu de son sexe ou avec un animal est puni d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement>>.