Elles partent de leur vécu et du quotidien des femmes, en observant, en analysant et en prenant le temps de réfléchir, puis en se donnant les moyens de lutter contre les oppressions qu’elles vivent, que nous vivons, que vous vivez en tant que femmes, chaque jour.
Elles sont conscientes qu’aucune femme, quelle qu’elle soit, quel que soit son rang ou son statut social, n’est épargnée par l’oppression du patriarcat.
C’est d’ailleurs pour cette raison que les labs féministes régionaux existent. Des espaces d’incubation, de réflexion et de propositions stratégiques d’actions collectives. On y discute, on y pense le monde que nous voulons, et surtout, on s’organise pour le construire. On se donne de l’amour et on se prépare à la lutte.
Nos aînées nous ont ouvert la voie. Grâce à elles, nous avons pu aller à l’école, voter, disposer d’un compte bancaire, accéder à certaines universités, gagner notre propre argent et dire clairement ce que nous voulons.
À notre tour, nous portons aussi le flambeau, en luttant pour que les filles ne subissent plus les mariages forcés et précoces, en veillant à ce que les violences sexuelles cessent, en défendant le droit d’être qui nous sommes, de porter nos voix, de nous habiller comme nous le souhaitons et d’assumer nos croyances sans peur.
Oui, nous sommes prêtes à déstabiliser l’ordre établi, n’en déplaise à celles et ceux qui craignent de perdre leurs privilèges quotidiens.
Le féminisme n’est ni une lutte de privilégiées, ni une guerre contre un sexe ou une catégorie de personnes, contrairement à ce que l’on tente de faire croire à tout va.
C’est une lutte contre l’assujettissement, la violence, l’oppression et le sexisme.
Le féminisme ne tue pas. L’oppression, elle, tue, tous les jours.
Et si vous vous demandez encore pourquoi le féminisme, regardez autour de vous. Observez la vie des filles et des femmes qui vous entourent. Mettez-vous à leur place. Si vous êtes sincères, vous aurez la réponse.
#KadiatouKonate



