Du 22 au 24 juin 2026, la Conférence des Églises de Toute l’Afrique réunit à l’hôtel Atlantic View responsables religieux, partenaires techniques et autorités pour une consultation sur la protection des enfants et des jeunes.

La Conférence des Églises de Toute l’Afrique, CETA, a ouvert ce lundi 22 juin 2026 sa session de formation à l’hôtel Atlantic View, à Conakry. Placée sous le thème : _« Consultation sur la protection des enfants et des jeunes contre la traite des êtres humains en Guinée »_, la rencontre réunit jusqu’au 24 juin les responsables de différentes confessions religieuses du pays.
Un objectif clair : sécuriser l’avenir des enfants
L’objectif de cette conférence est de promouvoir une Afrique où chaque enfant peut grandir en sécurité, accéder à l’éducation, développer son potentiel et envisager son avenir avec espoir, au sein de sa propre communauté.
Dans son allocution, Mme Hélène Boré, directrice nationale des affaires chrétiennes, a salué l’initiative. Elle a insisté sur la nécessité d’identifier les différentes formes de maltraitance et d’exploitation, et de définir des stratégies communautaires de prévention. Elle s’est engagée à accompagner les organisateurs sur tous les plans.
« Je tiens à remercier les organisateurs pour cette importante rencontre, qui va dans le sens du bien-être de la jeunesse, qui est d’ailleurs l’avenir de ce pays et de l’Afrique entière. Cette rencontre est capitale car elle aborde des sujets récurrents en Guinée, des situations qui mettent en danger la vie des êtres humains.
En tant que Secrétariat des Affaires religieuses, nous encourageons cette conférence. Les thèmes débattus sont essentiels et nous devons tous nous y impliquer pour trouver des solutions. Le gouvernement prend des dispositions, mais sans l’organisation de ce genre de conférences et de sessions de formation à caractère international, cela ne suffit pas.
Ce qui nous réjouit, c’est l’implication des leaders religieux dans la lutte contre la traite des êtres humains et l’immigration irrégulière des jeunes vers l’Occident. Le gouvernement, à travers le Secrétariat des Affaires religieuses, est là pour un appui institutionnel et pour vous accompagner partout où le besoin se fera sentir », a-t-elle martelé, en sa qualité de représentante du chef de cabinet du Secrétariat général des Affaires religieuses.

La CETA réaffirme son engagement
Pour la révérende Angèle Wilson, qui s’exprimait au nom du secrétaire général de la CETA, Dr Fidon Mwombeki, cette consultation traduit une responsabilité collective.
« C’est avec une profonde gratitude envers Dieu et un grand sentiment de responsabilité que je prends la parole ce matin. Permettez-moi d’exprimer notre sincère reconnaissance à Otto per Mille, dont le soutien financier nous permet de tenir cette rencontre ; au gouvernement de la République de Guinée, aux églises membres, aux communautés religieuses, aux organisations de la société civile ainsi qu’à tous nos autres partenaires pour leur engagement en faveur de la protection des enfants et des jeunes. Votre présence ici témoigne de votre volonté commune de faire face à l’un des défis les plus préoccupants de notre époque », a-t-elle déclaré lors du discours d’ouverture.

La session de formation se poursuit jusqu’au mercredi 24 juin 2026 à l’hôtel Atlantic View. Elle devrait déboucher sur des recommandations concrètes pour renforcer la protection des enfants et des jeunes contre la traite et l’immigration irrégulière.



