En seize mois de présidence, la Fédération Guinéenne de Football (FGF), dirigée par Sory Doumbouya, revendique plusieurs avancées dans la structuration et la modernisation du football guinéen. Formation des acteurs, professionnalisation de l’arbitrage, renforcement de la confiance institutionnelle et développement des infrastructures figurent parmi les principaux axes mis en avant dans ce premier bilan.
À la tête de la Fédération Guinéenne de Football depuis 16 mois, Sory Doumbouya entend inscrire son mandat dans une logique de transformation progressive du football national. L’objectif affiché est de poser des bases solides et durables, en mettant notamment l’accent sur la formation des ressources humaines, la modernisation de l’arbitrage et l’amélioration des conditions de pratique.
Sur le plan technique, la formation constitue l’un des principaux chantiers engagés. Selon le bilan présenté par la fédération, plus d’une centaine d’entraîneurs ont obtenu des diplômes reconnus par la Confédération africaine de football (CAF). Une démarche qui vise à renforcer les compétences des encadreurs et, à terme, à améliorer la qualité de la formation des jeunes footballeurs guinéens.
L’arbitrage figure également parmi les secteurs concernés par cette dynamique de professionnalisation. Seize arbitres ont été formés à l’utilisation de la technologie d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Une évolution qui traduit la volonté de rapprocher l’arbitrage guinéen des standards internationaux et de préparer progressivement les acteurs locaux aux exigences du football moderne.
Une subvention de 40 milliards de francs guinéens
Sur le plan institutionnel et financier, la fédération met également en avant le renforcement de ses relations avec l’État. Elle affirme avoir obtenu 40 milliards de francs guinéens de subvention publique, qu’elle présente comme un résultat lié à une gestion davantage axée sur la rigueur et la transparence.
Au-delà du montant, cet appui constitue, selon la FGF, un signal de confiance des pouvoirs publics envers l’instance dirigeante du football national. La question de la gouvernance et de la gestion des ressources demeure en effet un enjeu majeur pour le développement durable du sport guinéen.
Trois nouveaux terrains synthétiques annoncés
Le développement des infrastructures constitue un autre volet important de ce bilan. Trois nouveaux terrains synthétiques ont été actés, avec l’ambition d’améliorer les conditions d’entraînement et de compétition pour les clubs et les jeunes pratiquants.
Cette orientation répond à l’un des besoins récurrents du football guinéen : disposer d’infrastructures adaptées et accessibles permettant aux joueurs de se former dans de meilleures conditions.
Le football féminin n’est pas non plus absent de cette nouvelle orientation. La FGF annonce la mise en place d’une stratégie dédiée au développement du football féminin, avec l’objectif de renforcer la pratique et d’offrir davantage de perspectives aux joueuses guinéennes.
Des fondations pour l’avenir
Après seize mois de gestion, le bilan présenté par la Fédération Guinéenne de Football met donc l’accent sur des actions structurelles plutôt que sur les seuls résultats sportifs. Formation des entraîneurs, montée en compétence des arbitres, intégration progressive de la VAR, mobilisation des financements publics, infrastructures et promotion du football féminin constituent les principaux marqueurs de cette première phase.
Si ces initiatives doivent encore être évaluées sur leurs effets à long terme, elles traduisent une volonté affichée de faire évoluer le football guinéen vers davantage de professionnalisation et de modernité.
Pour la nouvelle équipe dirigeante de la FGF, l’enjeu est désormais de transformer ces acquis en résultats durables et de faire de la formation, de la bonne gouvernance et des infrastructures les piliers d’un football guinéen plus compétitif, structuré et inclusif.



